Bien-vieillir, oui mais comment ?

Selon un sondage du groupe VYV réalisé en 2019 à l’occasion de la journée internationale du bonheur, les Français estiment que la bienveillance et la solidarité sont des critères aussi essentiels que la santé et l’accès aux soins. Passer du temps auprès d’êtres chers, prendre soin de soi et autres plaisirs simples deviennent les priorités des personnes enquêtées.

Selfie d'un groupe de senior

Epicure et les seniors…

Les générations après-guerre ont vécu une période favorable économiquement, le travail avait une valeur et la plupart des « boomers » ont pu profiter d’un pouvoir d’achat important. Les envies et les choix sont devenus plus individualistes. Aujourd’hui, ils veulent en profiter, réaliser des voyages ou d’autres activités qu’ils n’ont pas eu le temps de pratiquer. Le frein à cet épicurisme est leur capacité à entreprendre ces envies.

Il est important de distinguer les seniors qui ont le pouvoir de réaliser leurs projets et qui se tournent vers toutes les sources de plaisir, en envisageant également d’habiter en résidence services. Ces résidences proposent des prestations de qualité : une restauration parfois gastronomique, des soins bien-être, de nombreuses activités et globalement, un quotidien sans contraintes. Pour les seniors dont le pouvoir d’achat est limité, le maintien à domicile reste la condition la plus avantageuse.

Des disparités régionales  

En ce qui concerne le bien-vieillir il existe des disparités importantes, selon les régions et le statut professionnel. D’après une étude DRESS de 2019, les individus ayant été ouvriers, employés ou agriculteurs souffrent plus rapidement de troubles moteurs ou cognitifs.

Un retour aux valeurs essentielles qui unit toutes les catégories sociales

La notion commune que représente le lien social reste la valeur refuge quelle que soit sa catégorie socio-professionnelle. Ce retour aux valeurs recherchées par les Français, rappelle le fruit d’une étude sociologique de Dan Buettner à propos de « zones bleues », ces régions du monde où se trouve une concentration de centenaires. Cet auteur les a rencontrés afin d’établir les raisons communes favorisant ce principe de longévité. La principale source de bien-être pour ces seniors serait « cultiver les liens sociaux, car nous apprécions tous, la compagnie des autres notamment des êtres chers qui veillent sur notre qualité de vie et qui prennent soin de nous ». Selon cette même étude, les anciens transmettent leurs connaissances, les jeunes veillent sur leurs parents ou grands-parents, la notion de respect est le fil conducteur entre ces générations, chacun y tient une place.

Mère et fille

Bien-vieillir et bien-vivre, des notions universelles

L’alimentation saine en modérant les excès, une activité régulière modérée, un lieu de vie plutôt rural en contact avec la nature concourent à cette longévité de qualité. Le bien-vieillir des Français rentre donc en résonance avec la vision plus globale du Bien-vivre, propre à l’humanité toute entière.

La vie moderne, favorisant la solitude et l’exclusion, s’essouffle pour revenir aux valeurs familiales traditionnelles, propices au Bonheur. Cette valeur humaine ne dépend ni de sa région, ni de sa classe socio-professionnelle. Elle est commune à tous et Bien-vieillir consisterait certainement à étendre ces fameuses « zones bleues » sur l’ensemble des territoires. Les initiatives individuelles et collectives tentent d’agir en ce sens, en élargissant les services proposés aux seniors comme la recherche de structures adaptées ou bien comme les propositions multiples en faveur du maintien à domicile.

Bien-vieillir, c’est avoir le choix de vivre selon ses désirs, entouré de ses proches avec pour fil d’Ariane, le Bien-être.

Rédaction : Véronique J